Dead Can Dance « The Serpent’s Egg »

  The Serpent’s Egg est le quatrième album de Dead Can Dance et représente un aboutissement dans la discographie très cohérente du groupe. L’album s’ouvre sur un de leurs plus beaux morceaux The Host Of Seraphim, et installe dès les premières notes cette ambiance magique et spirituelle, à la fois intimiste et hiératique qui leur est propre. La voix légendaire de Lisa Gerrard n’a pas besoin d’effets tape-à-l’oeil ni d’arrangements pompeux pour que le charme opère d’emblée et Dead Can Dance semble l’avoir très bien compris ici. L’orchestration sobre et majestueuse permet aux voix d’accomplir des miracles parfois sans rien d’autre qu’une percussion rachitique en fond sonore (Echolalia). Cet album justement tire toute sa force de son dépouillement et s’avère être la bande son idéale pour un recueillement intimiste ou une retraite ascétique loin des bruits chaotiques d’une modernité dissolue. Le rendu acoustique remarquable de l’album le place à mon avis comme étant leur meilleure production, en tous les cas la plus représentative de ce que leur musique peut apporter, entre les débuts dark et heavenly et la suite de leur discographie plus tournée vers le médiéval et l’exploration de chants folkloriques africains et asiatiques.

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