Depeche Mode « Black Celebration »

   ImageS’il y a un groupe de la nouvelle vague synthétique et froide des années 80, dite New Wave, dont les albums ont bien vieilli, c’est bien Depeche Mode. Le snobisme malveillant de certains envers le groupe de Basildon ne peut occulter le fait que vingt, trente ans plus tard, certains de leurs albums conservent intactes toute leur fraîcheur, leur force et leur impact. Black Celebration est de ces bijoux pondus par le groupe au cours des années 80. C’est le premier de leur discographie à avoir porté si ostensiblement et si brillamment l’étendard de cette esthétique noire et romantique que le groupe s’amusera à peaufiner, voire à dévoyer et caricaturer dans leurs albums suivants (Music for the masses, Violator).

Collection de complaintes romantiques sur fond de boîte à rythmes plombés et de sonorités électroniques artificielles, Black Celebration réussit à instaurer un climat sombre et éthéré dès les premières notes du disque. Jouant sur le contraste entre la froideur des arrangements et la délicatesse des mélodies aériennes composées par un Martin Gore magistral, le tableau général est celui d’une blessure humaine portée par l’artefact d’une machine.

Poussant le sens de la mélodie sirupeuse au bout (Sometimes, A Question of Lust) et jouant la carte de la décadence artificielle eighties, Depeche Mode signe ici un de leurs grands classiques, album achevé artistiquement, autant que miroir/symbole d’une époque (les années 80) qui aura musicalement autant rebuté que fasciné.   

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